Juin Vert : tous mobilisés pour le dépistage du cancer du col de l’utérus

Tous mobilisés pour le dépistage du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est principalement provoqué par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Il s’agit est d’une tumeur maligne développée à partir de la muqueuse du col utérin.

En général, le corps parvient à les éliminer mais, dans certains cas, ces infections peuvent persister et provoquer des lésions au niveau du col de l’utérus, susceptibles d’évoluer à terme vers un cancer.

Pourquoi le dépistage est important ?

Le cancer du col de l’utérus a bénéficié au cours de ces 20 dernières années de grandes avancées au niveau de son diagnostic et de son traitement. Grâce au dépistage par frottis du col de l’utérus, il est généralement découvert à un stade précoce, ce qui augmente significativement les chances de guérison.

Le cancer du col de l’utérus peut se développer sans donner de signes cliniques, d’où l’importance de réaliser des tests de dépistage réguliers.

Avec près de 2 800 nouveaux cas par an, le cancer du col de l’utérus est la12ème cause de cancer chez la femme. Son incidence est en recul depuis 30 ans grâce aux campagnes de dépistages individuelles auxquelles les femmes participent. En effet, le nombre de nouveaux cas, ainsi que le nombre de décès ont beaucoup diminué depuis les années 80, mais on constate un ralentissement de cette baisse depuis 2000. En France, seulement 60 % des femmes réalisent régulièrement un test de dépistage par un frottis cervico-utérin.

 

Les modalités de dépistage varient désormais selon l’âge des femmes

  • Pour les femmes entre 25 et 29 ans, les modalités de dépistage antérieures sont maintenues : le test de dépistage est réalisé par examen cytologique tous les 3 ans, après deux premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle et dont les résultats sont normaux.
  • Pour les femmes de 30 ans à 65 ans, la HAS a fait évoluer les modalités de dépistage (en actualisant ses recommandations de 2010). Elle recommande que le test HPV, plus efficace pour ces femmes, remplace l’examen cytologique. Le test HPV est réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal. Un nouveau test est refait tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, dès lors que le résultat du test est négatif. Ce test HPV est remboursé à 70 % par l’assurance maladie, en dehors du PNDO.

À la différence de l’examen cytologique qui s’intéresse à la morphologie des cellules, le test HPV cherche la présence d’ADN du virus HPV à haut risque chez les femmes. Ces deux tests sont réalisés par prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus (appelé « frottis »).

 

En quoi le dépistage consiste-t-il ?

Le dépistage se fait par frottis du col de l’utérus(frottis cervico-utérin). Cet examen, indolore et rapide, peut être réalisé par un gynécologue ou le médecin traitant. Il permet de prélever quelques cellules qui seront analysées en laboratoire. L’analyse recherchera la présence de cellules anormales ou cancéreuses. Le frottis doit être réalisé en dehors de la période des règles. Si le frottis se révèle positif, d’autres examens seront pratiqués.

Outre l’examen gynécologique, des tissus sont prélevés par biopsie ou par conisation pour une analyse anatomopathologique. Des examens d’imagerie (échographie, scanner ou IRM) sont également utilisés pour déterminer précisément le stade de développement de la tumeur.